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Livres pour Enfants
La Folle Encyclopédie du Dipoilocus, Clémence Lallemand
Voici le troisième tome de La Folle Encyclopédie du Dipoilocus et autres dinosaures méconnus, et il est tout aussi loufoque que les précédents.
On y retrouve la paléontologue Mireille Farfelousse, ses fouilles passionnantes et des documents « de très haut niveau scientifique »… du moins en apparence !
Comme toute encyclopédie qui se respecte, l’ouvrage répond à des questions essentielles : Pourquoi était-il rose ? Faisait-il sa toilette ? Avait-il bon caractère ? Allait-il à l’école ?
Mais l’humour n’empêche pas la rigueur parodique : planches d’anatomie, lieux de résidence, alimentation, prédateurs… tout y passe.
On découvre aussi des fac-similés inédits, un arbre généalogique, une chanson, une recette et même un jeu de cherche et trouve.
Les illustrations de Clémence Lallemand sont gaies, colorées, foisonnantes de détails drôles : un véritable bonheur pour les yeux.
Après cette lecture passionnante, qui suscitera sans doute d’innombrables vocations, le dipoilocus n’aura plus aucun secret pour vous !
(Dès 4 ans)
Moi bizarre, Maria-Luisa Uth
C’est l’histoire de deux personnages, Gado et Gawaï, qui ne se trouvent pas à leur goût. Tous deux vivent repliés dans une coquille d’escargot géante dont ils ne sortent pas, tant ils ont honte d’eux-mêmes. Ils partagent le même refuge sans même se connaître vraiment, enfermés chacun dans leurs complexes et leurs peurs.
Gawaï trouve son apparence si étrange qu’il préfère cacher son visage derrière un masque. Gado, lui, manque tellement d’assurance qu’il est persuadé que personne ne peut le comprendre. Ils se croient différents, inadaptés, peut-être même « bizarres ». Alors ils se terrent, persuadés que le monde extérieur ne leur laissera pas de place.
Mais un jour, ils se rencontrent dans la coquille. Et cette rencontre change tout. Ils découvrent que le regard de l’autre ne correspond pas à l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. Là où l’un voit un défaut, l’autre perçoit une singularité attachante. Là où il y avait gêne et malaise, naît peu à peu la curiosité, puis la confiance. Rassurés, ils osent enfin sortir dans le monde et aller à la rencontre d’autres êtres, tous différents, tous uniques à leur manière.
À travers cette histoire simple et sensible, le livre parle avec beaucoup de justesse de la peur d’être jugé, de la timidité et de cette petite voix intérieure qui nous pousse parfois à nous dévaloriser. Il montre combien l’amitié peut agir comme un miroir bienveillant, capable de réparer l’image que l’on a de soi.
Le texte est illustré à l’aquarelle, créant des personnages hauts en couleurs. Les teintes douces et lumineuses contrastent avec la retenue des héros et accompagnent délicatement leur chemin vers l’acceptation.
Une belle façon de faire comprendre aux enfants que chacun est unique, que nos différences ne sont pas des faiblesses, et que l’on possède tous des qualités propres, parfois invisibles à nos propres yeux, mais évidentes pour ceux qui nous regardent avec bienveillance.
(Dès 3 ans)
Petit pingouin glacé, Constanze V Kitzing
C’est l’histoire d’ un petit pingouin qui grelotte sur la banquise et cherche désespérément comment se réchauffer. Il tricote, tente de faire du feu, patine… « Pas très efficace », constate-t-il à chaque essai. Jusqu’au moment où il découvre que la chaleur la plus précieuse n’est pas celle qu’on fabrique, mais celle que l’on partage avec une pingouine.
Un album tendre et délicat, porté par des illustrations douces et expressives, qui célèbre avec simplicité la chaleur des bras et la force du lien et qui donne envie de serrer soi-même le pingouin dans ses bras.
(Dès 2 ans)
Pomme et Dina. Quatre saisons d’amitié,
Caroline Barber
Tout commence au printemps, au sommet d’une colline en éveil. Pome, la biche délicate, et Dina, l’oursonne tout juste sortie d’hibernation, se rencontrent et tissent une amitié pudique, douce et sincère. Au fil des saisons, leur lien grandit : l’été est fait de jeux, de rires et de baignades, l’automne apporte les premières tensions et l’apprentissage des différences, tandis que l’hiver impose la séparation.
À travers 12 histoires empreintes de poésie, Caroline Barber et Marianne Pasquet racontent avec finesse la naissance, les joies, les doutes et la résilience d’une amitié qui se construit dans le respect de l’autre et du temps. Sublimé par des illustrations à l’aquarelle pleines de douceur, cet album célèbre à la fois le cycle des saisons et celui des émotions, rappelant que les plus beaux liens savent traverser l’absence et renaître, encore et encore.
(Des 5 ans)
Bourricorne,
José Fragoso Caroline Barber
Bourricorne met en scène Bruno, un petit âne qui s’ennuie ferme à la campagne et rêve d’une vie plus éclatante. Lorsque qu’un cirque arrive près de sa ferme, il n’hésite pas à se réinventer en licorne pour entrer en piste. Devenu la vedette du spectacle des « animaux fantastiques », il séduit le public, jusqu’à ce qu’une fillette perspicace commence à douter de sa véritable nature.
Avec beaucoup d’humour et un dessin vif, coloré et expressif, José Fragoso signe une bande dessinée enlevée, rythmée et accessible à tous. Sans lourdeur, le récit aborde des thèmes essentiels comme l’identité, l’acceptation de soi et l’amitié, tout en privilégiant le plaisir de lecture et le rire.
L’album marque aussi les débuts prometteurs d’une jeune maison d’édition jeunesse fondée à Barcelone en 2024, dont l’ambition est de faire voyager les lecteurs à travers les émotions et l’imaginaire. Un premier titre pétillant et encourageant, qui donne envie de suivre de près cette nouvelle aventure éditoriale.
(Dès 4 ans)
Le grand micmac des couleurs, Gonçalo Viana
« Ce livre, c’est du n’importe quoi ! » annonce d’emblée Le grand MICMAC des COULEURS, comme pour défier le lecteur avant même qu’il n’entre dans l’histoire. Et le défi est tenu : arbres blancs, nuages verts, paysages sens dessus dessous… Le traditionnel « Il était une fois » déraille aussitôt, entraînant avec lui nos habitudes de lecture et nos certitudes visuelles.
À travers un jeu constant d’adresses au lecteur, le récit oscille entre humour et poésie. Les personnages, aussi déconcertés que ceux qui lisent, enquêtent sur ce chaos chromatique qui semble avoir envahi leur univers. Peu à peu, le désordre devient invitation : et si les couleurs pouvaient s’affranchir des règles ? Et si l’imaginaire avait le droit de tout repeindre ?
Derrière son apparente fantaisie, l’album propose une réflexion fine sur la norme, le regard et la liberté de création. Le trait audacieux de Gonçalo Viana, architecte et illustrateur portugais reconnu, accompagne cette proposition avec une grande maîtrise.
Mention spéciale « Opera Prima » au Prix Bologna Ragazzi 2020 et sélectionné pour The White Ravens, Le grand MICMAC des COULEURS est une première œuvre malicieusement subversive, qui rappelle qu’un monde à l’envers peut parfois être une formidable manière de le réinventer.
(Dès 5 ans)
Pavel et Mousse, Aurore Petit
Et si l’amour grandissait plus vite que tout le reste ? C’est la question douce et malicieuse que pose Pavel et Mousse. Dans la forêt, Pavel, un lapin solitaire et paisible, croise un jour un tout petit être perdu. Sans savoir qui il est ni d’où il vient, il choisit de l’accueillir. De ce geste simple naît une relation profonde : Pavel protège, veille, rassure. Il donne un nom à ce minuscule compagnon – Mousse – et l’élève avec une tendresse évidente, jusqu’à ce que la croissance de l’enfant révèle une surprise inattendue.
Avec une grande délicatesse, l’album aborde les thèmes de l’attachement, de l’accueil et de l’amour inconditionnel. Les mots sont peu nombreux mais justes, laissant toute la place aux émotions et à l’interprétation du jeune lecteur. Cette économie de texte rend le livre accessible dès 2 ou 3 ans, tout en offrant plusieurs niveaux de lecture qui toucheront aussi les adultes. Pavel et Mousse fait partie de ces histoires qui se savourent lentement, que l’on aime lire et relire pour le simple plaisir d’être ensemble.
Les illustrations, simples, colorées et pleines d’humour, regorgent de détails à observer. Les personnages sont expressifs, immédiatement attachants, et l’évolution de Mousse amuse autant qu’elle émeut. Malgré un nombre de pages conséquent, la narration reste fluide : le rythme est apaisant, idéal pour les moments calmes, avant le coucher ou lors d’un temps de lecture partagée.
Tendre, rassurant et lumineux, Pavel et Mousse trouve naturellement sa place dans une bibliothèque jeunesse. C’est un album qui fait du bien, qui parle de différence et de famille avec une grande douceur.
Pépite de l’album illustré 2025
(Dès 3 ans)
Voyage retour, Anne Brouillard
De la mer du Nord aux rues animées de Bruxelles, Voyage retour entraîne le lecteur dans un voyage contemplatif au fil du train, là où le paysage se déploie lentement, entre nature et urbanité. Anne Brouillard, fidèle à son amour des gares et des voyages, capture le passage du temps et des lieux : d’abord les mouettes et les bateaux d’Ostende, puis les champs des polders flamands, les petites fermes, jusqu’aux façades caractéristiques de la capitale. Chaque tableau raconte une histoire silencieuse, où la vie surgit dans les détails d’un jardin, le vol d’un oiseau ou l’ombre d’une maison abandonnée.
Le choix du format accordéon transforme le lecteur en acteur : en dépliant le livre, il traverse le paysage et en devient le témoin, voire le metteur en scène. La peinture à l’œuf de l’artiste, reproduite avec soin, préserve la finesse et la sensibilité de l’original, créant un dialogue intime entre l’œuvre et celui qui la parcourt.
Avec ce leporello de 38 pages, Anne Brouillard propose une expérience immersive, poétique et ludique, où le temps semble suspendu et où chaque pli révèle un nouveau regard sur le décor. À l’instar des œuvres de Mitsumasa Anno, le récit se construit par l’imagination du lecteur, qui peut se perdre dans le détail des champs, des canaux, des trains et des villages. L’ouvrage, tout en étant accessible à partir de 12 ans, séduit aussi les plus petits, qui se laissent emporter par les engins, les animaux et les jeux de parcours que la scène propose.
Voyage retour est une invitation à la lenteur, à l’observation et à la rêverie, un voyage immobile où la contemplation devient aventure. Après le succès de Voyage d’hiver, Anne Brouillard signe ici un printemps peint avec délicatesse, rappelant que chaque trajet, même quotidien, recèle mille histoires à découvrir.
(A partir de 8 ans)
Architecture sauvage, Laëtitia Devernay
Dans son nouvel album, Laëtitia Devernay, autrice que nous aimons depuis longtemps, explore avec finesse les liens étonnants entre l’architecture humaine et les habitats du monde animal. Immeubles, châteaux ou chalets dialoguent ainsi avec essaims, terriers ou barrages, révélant des principes communs d’organisation et d’adaptation au milieu. À travers ce jeu de correspondances, l’autrice esquisse une première approche du biomimétisme, invitant à repenser notre manière d’habiter le monde.
Porté par des illustrations somptueuses, aux couleurs riches et aux motifs délicats, l’ouvrage séduit par sa force esthétique et sa dimension contemplative. Le choix de présenter d’abord les constructions humaines, laissant au lecteur le soin de deviner le modèle animal, confère à l’ensemble un parti pris audacieux, parfois exigeant pour les plus jeunes. Mais cette lecture en plusieurs temps fait de l’album un livre ambitieux, à revisiter, où la beauté des images nourrit durablement la curiosité et la réflexion.
(Dès 7 ans)
Berceuse à quatre temps » d'Iwona Chmielewska
Voici un livre tout en douceur, comme une berceuse. Douceur d’un texte minimaliste, douceur des couleurs : entrer dans ce livre, c’est déjà glisser vers le sommeil. Peu à peu, le silence s’installe, accompagné des animaux, des jouets, des objets familiers. Le monde ralentit, se fait plus feutré.
Et l’on finit par se blottir, sous cette douce couette. Un livre poétique et délicat, à lire et à savourer avant de fermer les yeux.
(A partir de 1 an)
Entrez, Sebastien Joanniez
« Alors voilà : mon père et ma mère et moi, et l’amour et le sourire et le chemin… on est là. On a oublié quelque chose… »
Dès les premières lignes, Entrez ! ouvre une porte douce et malicieuse sur le monde intérieur d’un enfant. Page après page, un petit garçon dresse l’inventaire joyeux de ce qui compte pour lui : les êtres aimés, les émotions, les petits riens qui font beaucoup. Tout s’additionne comme dans une comptine, avec la simplicité désarmante de l’enfance. Pourtant, une question flotte, légère et insistante : qu’est-ce qui manque pour que tout soit vraiment complet ?
Construit comme une chanson d’accumulation, l’album célèbre le vivre-ensemble, l’attention à l’autre et la richesse des différences. Ce qui nous distingue devient ici une force, un trésor à partager, et l’addition des singularités transforme l’existence en fête collective. Les illustrations de Joanna Concejo, tout en finesse et en retenue, accompagnent le texte avec une grande délicatesse : ses dessins au crayon de papier installent un univers de douceur, de silence et de poésie, où chaque détail semble respirer. Entrez ! est une invitation sensible à ouvrir les yeux, le cœur… et peut-être la porte, pour accueillir ce qui manquait sans le savoir.
(À partir de 4 ans)
C’est dans ma nature, Angela Salerno
C’est dans ma nature ! d’Angela Salerno est un livre qui se feuillette d’abord avec les yeux et le cœur. Presque sans mots, il laisse les illustrations parler pour nous, et elles le font avec une justesse étonnante. À travers des animaux expressifs et pleins de vie, on devine des traits de caractère familiers, parfois assumés, parfois plus discrets, mais toujours reconnaissables.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la manière dont l’album refuse toute étiquette figée. Aucun trait n’est présenté comme meilleur qu’un autre : chacun existe, évolue, se transforme selon les moments. En tournant les pages, on se surprend à se dire « aujourd’hui, je suis plutôt comme ça », puis à changer d’animal un peu plus loin. Cette liberté de se reconnaître, sans jugement, fait toute la force du livre.
Accessible dès le plus jeune âge, C’est dans ma nature ! ouvre aussi un espace de dialogue précieux. Il invite à observer ses émotions, à les nommer, à accepter que notre nature soit multiple et mouvante. Un album sensible et intelligent, qui rappelle avec douceur que notre richesse réside justement dans ces nuances qui nous rendent uniques.
(A partir de 4 ans)
Virelangues, Thierry Dedieu
Dans la collection incontournable Bon pour les bébés (0-3 ans), que nous aimons particulièrement, voici un nouveau titre signé Thierry Dedieu.
Il s’agit de virelangues, ces petits poèmes qui jouent avec le sens et les sonorités des mots. À l’origine, le terme désigne des suites de syllabes phonétiquement proches que l’on doit prononcer très vite sans se tromper. Ici, bien sûr, il ne s’agit pas de performance, mais avant tout de plaisir : celui de jouer avec les sons de la langue, un terrain d’exploration dont les tout-petits sont particulièrement friands en pleine période d’apprentissage.
Comme toujours, l’album se présente dans un grand format, avec des illustrations en noir et blanc qui occupent pleinement la page. Les textes sont accompagnés de l’humour graphique caractéristique de Thierry Dedieu, un humour qui fera aussi sourire les parents, invités à leur tour à s’amuser à dire et redire ces virelangues à toute vitesse.
(De 0 à 3 ans et plus)
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Livres pour adolescents
J’avais 13 ans à Auschwitz, Karine Sicard Bouvatier
Comment regarder un livre intitulé J’avais 13 ans à Auschwitz sans détourner un instant les yeux ? Le titre heurte, fige, oblige. Il ne laisse aucune échappatoire confortable. Et c’est précisément là sa nécessité.
Quatre ans. Six ans. Neuf ans. Treize ans. Les témoins rassemblés par Karine Sicard Bouvatier n’étaient pas seulement des adolescents, mais parfois à peine sortis de la petite enfance lorsque leur vie a basculé. Déportés depuis l’Allemagne, la Pologne, la Hongrie, l’Ukraine, la France, la Grèce ou encore l’Italie, ils racontent aujourd’hui, avec des mots simples, ce qu’aucun enfant ne devrait jamais avoir à traverser.
Quatre-vingts ans après la libération des camps, alors que les voix des survivants se font de plus en plus rares, ce livre s’inscrit dans une urgence : transmettre avant le silence. Mais transmettre autrement. Non pas par l’accumulation de chiffres ou de dates, mais par la rencontre. Celle de survivants et d’adolescents d’aujourd’hui, du même âge qu’eux autrefois. De cette mise en miroir naît une émotion singulière, profonde, durable.
Le ton de l’ouvrage est étonnamment doux, presque apaisé par moments, sans jamais édulcorer l’horreur. Les récits se croisent, se répondent, mêlant l’intime à l’universel. Ils racontent la faim, la peur, la séparation, mais aussi la protection d’un parent, un geste furtif de bonté, l’innocence obstinée qui survit même dans l’enfer. Cette capacité des enfants à jouer, à continuer de vivre malgré tout, frappe avec une force déconcertante.
Le témoignage de Tatiana, déportée à six ans depuis Fiume en 1944, en est une illustration bouleversante. Enfant convoitée par Josef Mengele pour ses expérimentations, elle échappe de justesse à l’indicible, tandis que d’autres, sous prétexte d’un dernier adieu à leur mère, sont conduits à la mort. Elle raconte ce brouillard permanent, cette proximité quotidienne avec les cadavres, et pourtant… le jeu. Le jeu comme instinct vital. Comme résistance inconsciente. Comme preuve que, même là, la vie cherchait à subsister.
Les photographies qui accompagnent les textes prolongent cette émotion. On y voit des visages âgés, sereins parfois, souriants même, aux côtés de jeunes adolescents d’aujourd’hui. Ces images disent quelque chose de fondamental : ceux que l’on a voulu effacer sont toujours là. Le projet de destruction totale a échoué, au moins en partie. Et la vie, encore une fois, a eu le dernier mot.
Ce travail, mené pendant un an et demi à travers l’Europe, ne se limite pas à un livre. Il s’inscrit dans un projet plus large, interculturel et intergénérationnel, prolongé par l’exposition Déportés, j’avais ton âge : une histoire européenne. Le cahier pédagogique conçu par le Mémorial de la Shoah accompagne la lecture, offrant des clés essentielles pour comprendre les mécanismes du génocide et les formes multiples qu’a prises la barbarie nazie sur le continent.
Mais J’avais 13 ans à Auschwitz n’est pas un ouvrage qui culpabilise. Il ne cherche pas à écraser le lecteur sous le poids de l’horreur. Il invite plutôt au respect, à l’humilité, à la vigilance. Il rappelle que la déshumanisation commence souvent par de petits renoncements, des aveuglements volontaires, des « ça n’ira pas si loin ». L’Histoire nous a pourtant appris jusqu’où cela peut aller.
À l’heure où l’Europe commémore les 80 ans de la libération des camps, ce livre agit comme un rappel salutaire : se souvenir n’est pas un exercice du passé, mais un acte profondément contemporain. Transmettre ces paroles, c’est refuser l’oubli, c’est affirmer la valeur de chaque vie humaine, c’est former des citoyens capables de reconnaître et de combattre les idéologies qui déshumanisent.
Documentaire, témoignage, œuvre de mémoire partagée : J’avais 13 ans à Auschwitz est tout cela à la fois. Un livre essentiel. Un livre à lire, à faire lire, à transmettre. Parce que se souvenir, aujourd’hui encore, c’est déjà résister.
(A partir de 10 ans)
Où habiter demain ? Comprendre les migrations climatiques,
Jean-Michel Billioud,
illustrations - Mélody Denturck
Face au dérèglement climatique, des millions de personnes sont contraintes de quitter leur lieu de vie. Loin des clichés et des discours alarmistes, “Où habiter demain ?” propose une lecture nuancée de ces migrations, mettant l’accent sur leur dimension humaine et tragique plutôt que sur des chiffres ou des stéréotypes politiques.
Conçu pour être accessible aux jeunes dès 15 ans, ce petit livret, en partenariat avec le Musée national de l’histoire de l’immigration, explore de manière ludique et dense les réalités des migrations climatiques. Textes clairs, illustrations, photos et couleurs se combinent pour rendre le propos vivant, tout en invitant à réfléchir sur le vocabulaire et les notions de migrant, immigré ou émigré.
Certes, la richesse d’informations et le mélange d’humour et de gravité peuvent parfois sembler un peu décousus, et certaines conclusions surprennent par leur fantaisie. Mais c’est précisément ce foisonnement qui stimule la curiosité et incite à aller plus loin, notamment au Palais de la Porte Dorée.
Au final, ce livret ne se contente pas d’informer : il ouvre des portes vers la compréhension, l’empathie et la réflexion, offrant aux jeunes lecteurs un premier pas vers une lecture consciente et critique des défis humains posés par le changement climatique.
(Dès 15 ans)
Si j’étais ministre de la culture, Carole Fréchette, illustrations de Thierry Dedieu
Que serait notre monde sans culture ? Un enfer, assurément ! Dans cet album manifeste, réédité en format leporello, Carole Fréchette explore cette question avec humour, fougue et un engagement sans faille.
L’histoire suit une ministre de la culture passionnée, convaincue de l’importance vitale des arts sous toutes leurs formes. Mais face à l’indifférence bienveillante de ses collègues et aux coupes budgétaires, elle invente une stratégie originale et improbable : décréter des « journées sans culture ». Sans musique, sans lecture, sans musée ni théâtre, le quotidien se transforme en un monde triste et étouffant. La métaphore est limpide : la culture est aussi essentielle à l’homme que l’air qu’il respire.
Le texte, direct et incisif, se marie aux illustrations de Thierry Dedieu, caricaturales et expressives, qui donnent vie à un univers à la fois absurde et coloré. Les grandes pages pleines de couleurs soulignent la gravité du propos tout en offrant un spectacle visuel captivant.
Publié à l’origine lors de la campagne électorale québécoise de 2014, cet album reste un manifeste intemporel sur la place indispensable des arts et de la culture dans nos vies. En 4ᵉ de couverture, l’injonction est claire : « Lis et passe à ton voisin ! », surtout s’il est ministre.
Si j’étais ministre de la culture est un album jeunesse engagé, drôle et lucide, qui rappelle à tous, petits et grands, que la culture est essentielle pour respirer, penser et rêver.
(Pour tous à partir de 10 ans)
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Livres pour Adultes
Parce que nous croyons encore en l’éducation,
Philippe Meirieu et Xavier Boucherau
Nous apprécions depuis longtemps le travail de Philippe Meirieu
Nous suivons de longue date le travail de Philippe Meirieu que nous avons eu l’occasion d’interviewer dans ces pages.
Dans Parce que nous croyons encore en l’éducation, écrit avec Xavier Bouchereau, il choisit la forme du dialogue avec un éducateur engagé depuis de nombreuses années auprès de jeunes en grande difficulté. Ce face-à-face donne au livre sa tonalité : concrète, sans posture, nourrie d’expériences vécues autant que de réflexion théorique.
Au cœur de l’ouvrage, une interrogation décisive : que signifie être un enfant aujourd’hui ? La question engage immédiatement celle de la place et de la responsabilité des adultes. Car les auteurs partent d’un malaise perceptible : beaucoup de jeunes peinent à se projeter, vivent dans l’urgence du présent et doutent des promesses collectives. L’éducation peut-elle rouvrir un horizon ? Peut-elle aider à inscrire les existences dans une histoire plus large que soi ?
Le mérite du livre est de ne jamais simplifier. Il ne s’agit ni d’accabler l’école, ni d’idéaliser le travail social. Les tensions entre institutions, les effets des inégalités, les fragilités de l’autorité sont examinés sans complaisance. Mais le propos refuse tout fatalisme. Éduquer, rappellent les auteurs, ce n’est pas exiger d’emblée l’adhésion ou la « motivation » ; c’est proposer des expériences, accompagner des découvertes, rendre possible l’accès à des savoirs et à des engagements qui transforment.
Ce dialogue rappelle ainsi que l’éducation n’est pas d’abord une technique de gestion des comportements, mais un pari sur la capacité des jeunes à grandir, pour peu que des adultes assument pleinement leur rôle. Croire encore en l’éducation, ici, n’a rien d’un slogan : c’est une position exigeante, qui appelle chacun à se reconnaître responsable d’un monde à transmettre et à construire avec ceux qui arrivent.
S’il vous plaît, Mômeludies…
Écritures sonores et musicales contemporaines,
Gérard Authelain, avec la Fnami AURA
Il est des livres qui ne se contentent pas d’informer : ils rassemblent, transmettent, et ravivent une mémoire collective. Le nouvel ouvrage de Gérard Authelain appartient à cette catégorie.
Nous suivons son travail depuis longtemps. Pédagogue engagé, observateur attentif des pratiques musicales à l’école, il a consacré une part essentielle de son parcours à penser ( et à repenser) la place de la création dans les apprentissages. Avec S’il vous plaît, Mômeludies…, il prolonge cette réflexion dans un livre dense, passionnant, nourri de décennies d’expérimentations, de rencontres et de transmissions.
Le cœur de l’ouvrage bat autour des écritures musicales et sonores contemporaines destinées aux enfants et aux adolescents. Authelain, rappelle l’effervescence des années 1970, ce moment où l’on a osé ouvrir les cadres, déplacer les lignes, faire confiance aux interprètes (y compris les plus jeunes) pour devenir créateurs. Ce bouillonnement n’est pas convoqué par nostalgie, mais comme une ressource vivante pour aujourd’hui.
Créateur du label Mômeludies, dédié à la commande et à l’édition d’œuvres pour le jeune public, Authelain montre combien ces répertoires ont façonné une autre manière de faire de la musique à l’école. Non plus une activité périphérique, décorative ou simplement récréative, mais un véritable espace de création, d’invention et de partage. Les partitions graphiques, les dispositifs ouverts, les écritures hybrides ne sont pas ici des curiosités esthétiques : elles deviennent des outils pour penser la place de l’enfant comme sujet artistique à part entière.
L’ouvrage est aussi le fruit d’un long compagnonnage institutionnel et associatif. Il synthétise des formations, des rencontres, des publications portées par l’association Mômeludies et la Fnami AURA, ainsi que des cycles universitaires consacrés aux arts pour le jeune public et aux écritures musicales contemporaines. Cette diversité d’ancrages (école, conservatoire, université, milieu associatif) donne au livre une profondeur rare : on y perçoit le dialogue constant entre théorie et pratique, entre réflexion académique et terrain.
Ce qui frappe surtout, c’est la cohérence d’une pensée. À travers l’historique des écritures, les exemples analysés, les témoignages implicites de pratiques, se dessine une conviction forte : la création n’est pas un supplément d’âme dans l’éducation artistique. Elle en est le cœur. Et les enfants, loin d’être de simples récepteurs, en sont des acteurs pleinement capables.
S’il vous plaît, Mômeludies… s’adresse bien sûr aux musiciens intervenants, aux enseignants, aux formateurs, aux étudiants en musicologie. Mais il dépasse largement ce cercle. Il interroge, plus largement, nos choix culturels : quelle place accordons-nous à l’expérimentation ? À la prise de risque ? À la confiance faite aux jeunes interprètes ?
Un ouvrage essentiel pour celles et ceux qui pensent que la musique à l’école peut, et doit, être un lieu d’exigence artistique, de liberté et d’invention partagée.
Voir aussi notre interview avec Gérard Authelain.
La nature à hauteur d’enfants.
Socialisations écologiques et genèse des inégalités,
Julien Vitores
Je pensais que la nature était un terrain de jeu universel pour les enfants, un espace neutre où chacun pouvait s’émerveiller de la même manière. La lecture de cet ouvrage a complètement bousculé cette idée. Ce livre, à la fois accessible et profondément stimulant, m’a fait découvrir à quel point notre rapport à la nature est en réalité construit très tôt, et surtout très inégalement.
Ce qui rend cette lecture passionnante, c’est la façon dont il révèle l’envers du décor : derrière les sorties en forêt, les dessins d’animaux ou les discours sur la sensibilisation écologique se cachent des différences sociales fortes. J’ai été frappée de comprendre que tous les enfants n’accèdent pas à la nature de la même manière, ni avec les mêmes codes. Pour certains, elle est familière, intégrée au quotidien ; pour d’autres, elle reste lointaine, exceptionnelle, presque impressionnante.
Le livre m’a aussi permis de voir des choses que je n’avais jamais vraiment questionnées, notamment les différences entre filles et garçons dans leur manière d’interagir avec la nature. Observer, protéger, dominer, explorer : ces gestes apparemment anodins participent déjà à la construction des rôles sociaux. J’ai trouvé particulièrement éclairant de voir à quel point ces distinctions se mettent en place dès la maternelle.
Au final, cette lecture m’a ouvert les yeux sur un aspect souvent idéalisé de l’enfance. En montrant que la nature n’est ni neutre ni également accessible, Julien Vitores propose une réflexion précieuse, qui donne envie de repenser l’éducation à l’environnement comme un véritable projet d’égalité.
Parcours d’éducatrices et de militantes de l’éducation nouvelle au 20e siècle,
sous la direction de Sébastien-Akira Alix
Il est des ouvrages qui ne se contentent pas d’ajouter une pierre à l’édifice du savoir, mais qui déplacent l’édifice lui-même. C’est le cas de celui-ci qui appartient clairement à cette catégorie. En s’attaquant aux « silences de l’histoire », ce volume collectif interroge frontalement une historiographie de la pédagogie encore largement écrite au masculin, et propose un nécessaire travail de rééquilibrage.
À partir d’un patient dépouillement d’archives et de sources publiées, les contributrices et contributeurs redonnent chair et voix à des femmes dont les parcours, les engagements et les productions pédagogiques ont été minorés, oubliés, voire effacés. Ces éducatrices et militantes de l’éducation nouvelle ont pourtant joué un rôle décisif dans les transformations pédagogiques du XXᵉ siècle, en France mais aussi bien au-delà de ses frontières. Leur invisibilisation n’est pas un simple accident de l’histoire : elle est le produit de mécanismes sociaux, institutionnels et symboliques que l’ouvrage prend soin de mettre au jour.
On ne peut que saluer l’éditeur pour la publication de ce livre aussi utile que salutaire. Utile, parce qu’il offre aux chercheurs et chercheuses, aux formateurs et formatrices et aux praticiens et praticiennes de l’éducation, des repères précieux et solidement étayés. Salutaire, parce qu’il contribue à réparer une injustice mémorielle persistante, en montrant que l’innovation pédagogique n’a jamais été l’apanage de quelques grandes figures masculines consacrées par la postérité.
Parmi les figures évoquées, la place accordée à Élise Freinet mérite une attention particulière. Trop souvent réduite au rôle d’auxiliaire de son mari, elle apparaît ici pour ce qu’elle fut réellement : une pédagogue à part entière, dont les apports théoriques et pratiques ont été déterminants. Son cas n’est malheureusement pas isolé. Dans de nombreux domaines, les femmes ont longtemps été reléguées à l’ombre de compagnons devenus seuls dépositaires de la reconnaissance historique. En ce sens, l’ouvrage ne se contente pas de réhabiliter des trajectoires individuelles ; il invite à repenser plus largement la manière dont se construit la mémoire des mouvements pédagogiques.
En retraçant ces parcours singuliers et collectifs, Parcours d’éducatrices et de militantes de l’éducation nouvelle au 20e siècle contribue pleinement au renouvellement des recherches en histoire des femmes, du genre et de l’éducation. Il nous rappelle surtout que repenser l’histoire de la pédagogie, c’est aussi accepter de la regarder autrement, depuis ses marges supposées, pour mieux en comprendre la richesse réelle. Un livre indispensable pour qui s’intéresse au renouveau pédagogique, hier comme aujourd’hui.
En finir avec les idées reçues sur le handicap,
ouvrage collectif dirigé par Clara Mautalent.
Il suffit parfois d’un silence un peu trop long, d’un regard qui se détourne ou d’un « le/la pauvre… » lâché à voix basse pour mesurer à quel point le handicap continue de mettre mal à l’aise. Non pas parce qu’il serait incompréhensible, mais parce qu’il agit comme un miroir brutal : il révèle les angles morts d’une société qui se pense inclusive tout en restant profondément inadaptée.
C’est précisément ce que donne à voir cet ouvrage. Un livre qui ne cherche ni à attendrir ni à culpabiliser, mais à nommer, démonter, clarifier. Et c’est déjà beaucoup.
Depuis l’Antiquité, les corps et les esprits qui s’écartent de la norme sont scrutés, commentés, assignés à des rôles : figures de curiosité, de pitié ou d’héroïsme. Rien de très neuf, hélas. Ce qui l’est davantage, en revanche, c’est la persistance de ces représentations dans une société bardée de discours sur l’égalité et la diversité. Les chiffres cités dans l’ouvrage sont éloquents : près d’une personne handicapée sur deux perçoit de la gêne lors d’une rencontre. Une gêne qui n’est jamais neutre, car elle engendre des paroles maladroites, des attentes déplacées, et surtout une mise à distance.
Le livre part de ce constat simple : le handicap n’est pas un problème individuel, mais le produit d’un environnement qui exclut. Pourtant, la frontière entre « valides » et « handicapés » continue de structurer les imaginaires, comme s’il existait une normalité évidente d’un côté, et une déviation de l’autre. Clara Mautalent parle à juste titre d’une prison invisible : celle des rôles assignés, des récits imposés, des projections permanentes.
L’un des grands intérêts de l’ouvrage réside dans sa construction. Ici, pas de découpage classique par grands débats politiques. Les chapitres s’organisent autour des personnes : leur représentation, leur participation à la vie sociale, les rôles qu’on leur attribue ou qu’on leur refuse. Ce choix permet de déplacer le regard. On ne parle plus à propos des personnes handicapées, mais à partir de leur place dans la société. Une approche transversale, cohérente avec l’esprit de la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU, souvent citée en filigrane.
Ce livre est aussi un travail collectif assumé. Quinze co-auteurs, aux profils et aux expertises variés, dont des personnes directement concernées. Ce n’est pas un détail. Trop souvent encore, le handicap est pensé sans celles et ceux qui le vivent. Ici, les voix se croisent : sociologues, professionnelles de la formation, actrices des médias engagés… Certaines contributions interrogent frontalement des évidences contemporaines, comme la croyance selon laquelle la technologie suffirait à rendre le monde accessible.
Mais ce qui frappe surtout, c’est la dimension très concrète du livre. Les 44 idées reçues passées au crible « s’il était handicapé, ça se verrait », « les personnes handicapées sont forcément résilientes », « le Téléthon, c’est la solidarité incarnée » , ne sont pas seulement réfutées. Elles sont replacées dans un contexte historique, social et politique, chiffres et études à l’appui. De quoi comprendre pourquoi ces affirmations sont fausses, mais surtout pourquoi elles persistent.
À ce titre, l’ouvrage fonctionne comme un véritable « guide d’autodéfense ». Pas pour entrer en guerre, mais pour disposer de mots, d’arguments, de repères quand les remarques blessantes ou condescendantes surgissent. Et aussi pour celles et ceux qui ne se sentent pas concernés : afin d’apprendre à reconnaître leurs propres réflexes, parfois bien intentionnés, souvent maladroits.
En finir avec les idées reçues sur le handicap n’est ni un manuel militant ni un livre de recettes. C’est un outil de compréhension, et peut-être surtout, un livre qui aide à sortir du malaise. En mettant des mots justes là où règnent encore le flou, la gêne et les raccourcis, il rappelle une chose essentielle : l’inclusion ne commence pas par des rampes ou des applications, mais par un changement de regard. Et celui-ci, manifestement, reste à construire.
Les instruments à percussion à travers les œuvres d’art,
Jean-Michel Froidure
Les ouvrages d’organologie consacrés aux familles d’instruments sont nombreux, mais celui-ci se distingue par une démarche aussi singulière qu’audacieuse. Percussionniste lui-même, l’auteur ne se contente pas d’un inventaire savant : il part à la recherche des instruments à percussion là où on ne les attend pas toujours, dans les œuvres d’art, au cœur de la peinture, de la sculpture et plus largement de l’histoire visuelle.
Cette approche originale ouvre un double champ d’exploration : celui de l’art des percussions et celui de la couleur et de la représentation. À travers l’iconographie, Jean-Michel Froidure retrace l’histoire des instruments, interroge leur présence symbolique ou fonctionnelle dans les œuvres, et éclaire leur évolution organologique. Après une première partie plus théorique, l’ouvrage se déploie instrument par instrument : sources historiques et musicologiques, époque d’invention, description précise, modes de jeu, sans oublier de précieuses références d’écoute permettant d’ancrer ces savoirs dans la réalité sonore.
Chemin faisant, le livre s’adresse autant aux amateurs éclairés qu’aux percussionnistes en herbe, curieux de mieux connaître les instruments qu’ils croisent, jouent ou entendent. Riche, documenté et accessible, cet ouvrage se lit et se relit avec le même plaisir. Véritable encyclopédie des percussions, il a toute sa place sur le pupitre ou la table de chevet des musiciens, tant il nourrit la réflexion, l’écoute et le regard.